
Découvrir la Casa Rosada, siège présidentiel à Buenos Aires
DECOUVRIR BUENOS AIRES NOTRE VOISINE
Aller souvent à Buenos Aires en 1 heure de bateau
Partir à la découverte de Buenos Aires notre voisine toute proche de chez nous. En effet seuls 50 kms nous sépare.
Elle est juste de l’autre côté du Rio de la Plata le fleuve le plus large du monde.
De Colonia del Sacramento on aperçoit très distinctement par beau temps la capitale argentine.
En 1 heure de bateau puis 10 minutes à pied, nous arrivons au centre-ville. Nous adorons y flâner dans les quartiers multi- styles. Ou bien admirer son architecture de “estilo frances” et ses bâtiments inspirés des immeubles haussmanniens.
Mais aussi son architecture italienne avec par exemple le Palais Barolo représentatif de l’Art Nouveau éclectique. Ou bien encore la Casa Rosada qui a repris les codes du « Rinascimento Italiano » .
Buenos Aires foisonne également de constructions au style Art Déco avec par exemple le Théatre Grand Rex ou encore la Tour Kavanagh.
Elle a aussi beaucoup d’immeubles Rationalistes, avec leurs lignes pures et leurs balcons légèrement arrondis. « A touch of British avec le quartier anglais à Caballito etc… Le tout baigné par une ambiance nostalgique, le rythme du tango et l’esprit « Porteño », un parfum d’Italie du sud.
L’influence française depuis plus de 2 siècles
Les liens très étroits entre la France et l’Argentine durent depuis plus de 2 siècles. L’influence française dans l’éducation, les sciences, les arts, l’économie et la construction de grandes infrastructures, a façonné Buenos Aires.
Les « Années dorées » (1880-1930), voient de grands noms de l’architecture, tels que Paul Pater, René Sergent ou Norbert Maillart, construire certains des plus beaux édifices la ville.
Buenos Aires est très influencée par le goût français. L’aristocratie de la capitale Argentine est à l’époque fortement liée à la France par sa pensée et son mode de vie.
Buenos Aires a gagné ainsi le titre bien mérité de « Paris de l’Amérique latine ». L’histoire du tango sera, elle aussi, une illustration de cette relation qui unit Buenos Aires et Paris.
Personnifié par Carlos Gardel, Toulousain et artiste Argentin, le tango est apparu dans le port de Buenos Aires.
Mais il a reçu ses lettres de noblesse dans les salons parisiens avant d’être reconnu comme le symbole artistique et sentimental de l’Argentine.
Au XIXe siècle, les liens entre les deux pays se renforcent par l’afflux de migrants français en Argentine.
En effet 250.000 français y sont venus entre 1880 et 1910, pour l’essentiel des Basques, des Béarnais et des Aveyronnais.
La défaite de Napoléon à Waterloo fut à l’origine d’une première vague migratoire composée majoritairement de militaires.
La seconde vague, dite d’élite, survint peu après le coup d’Etat de Louis-Napoléon Bonaparte en 1851. Certains intellectuels français se sont exilés notamment en Amérique du Sud.
En Argentine «les pères de la communauté française» se sont rassemblés autour de projets communs. Ils ont ainsi créer le célèbre Club Frances ou la Chambre de Commerce qui participe encore aujourd’hui à la vie économique et culturelle argentine.
Plus tard l’Argentine devient petit à petit la terre d’accueil de français d’origine modeste fuyant les guerres, les répressions et les successions de régimes autoritaires. Il s’agit principalement d’ouvriers, d’artisans, de paysans. Le pic d’immigration le plus important est toutefois enregistré entre 1887 et 1889.
A cette époque, le gouvernement argentin a une véritable obsession, celle de peupler son immense territoire tout en faisant contrepoids à la forte immigration Italienne.
Sous le mot d’ordre politique « gobernar es poblar » d’Alberdi, l’Etat se lance dans un projet de peuplement.
Des entreprises de colonisation sont mandatées pour attirer les familles d’immigrés Nord Européens : billets de bateau et lopins de terre sont distribués gratuitement ou à bas prix dans le but de créer des communautés de colons.
Cette politique fut incontestablement un succès. Le flux d’immigrants tripla en trois ans. Près de 27 000 français en 1888 peuplèrent le pays plus qu’aux Etats Unis à la même époque.
Découvrir les influences francaises et italiennes à Buenos Aires

Les Galeries Pacifico
Le bâtiment a été construit en 1889 par des architectes italiens et français. Le dôme est orné de magnifiques peintures murales réalisées par des artistes argentins.
Une partie abritait les bureaux du « Ferrocaril Buenos Aires al Pacifico« . Qui était destiné à exploiter une ligne de chemins de fer reliant Buenos Aires à Valparaiso (ville sur la cote chilienne bordant l’Océan Pacifique).
L’autre partie hébergeait le Musée National des beaux arts. En 1889 le bâtiment est déclaré Monument historique national et est transformé en Centre Commercial


Calle Florida
Rue piétonne bordée de boutiques .Elle part de la Place San Martin jusqu’à Rivadavia au niveau de la Plaza de Mayo.


La rue Arroyo
Une des plus jolies rue de Buenos Aires, la rue arroyo est très parisienne et son tracé courbe dénote par rapport aux « cuadras » symétriques de la Capitale argentine.


L’ambassade de France
Un autre joyau de l’architecture « porteña », le Palais Ortiz-Basualdo, siège de l’Ambassade de France en Argentine. La majesté de l’édifice, conçu par l’architecte français Paul Pater, s’inspire à la fois de l’hôtel particulier parisien et du manoir « Grand siècle ».

Spectacle de Tango au Tango Porteno
Nous y sommes allés plusieurs fois, le spectacle est envoûtant ! mais d’où vient le Tango ?
Il trouve son origine dans la zone du Rio de la Plata au 19è siècle. Buenos Aires et Montevideo pratiquent beaucoup les danses européennes à la mode, polka, mazurka, et surtout la valse.
Il y a aussi l’ « Abrazo »qui développera l’étreinte du couple jusqu’aux limites de ses possibilités physiques. Comme l’a magnifiquement peint Auguste Renoir avec son tableau « L’Abrazo » en 1883.
Le tango émerge de l’alchimie entre les danses des populations de descendance africaine et européenne.
Les premières mélangent leurs danses basées sur des rythmes de musique afro-américaine avec les danses européennes de salon. Les deuxièmes d’origine européenne s’inspirent de la plus grande liberté d’expression corporelle africaine pour créer de nouvelles danses.
Parmi elles, Il y a aussi la milonga, dont l’origine se confond avec le tango. (Beaucoup d’œuvres intitulées milongas seront rebaptisées plus tard tangos)


L’Abrazo, oeuvre de Auguste Renoir 1883

Carte du centre-ville élargi de Buenos Aires

L’Opéra Colon, une construction inspirée de l’Opéra Garnier à Paris
Le Teatro Colón de Buenos Aires est considéré comme l’un des meilleurs opéras du monde grâce à son excellente conception acoustique. Il est du même niveau que la Scala de Milan et l’Opéra Garnier à Paris. Et il est considéré aussi comme un des plus beaux Opéras du monde grace à ses qualités architecturales.
Le maire de Buenos Aires, Torcuato de Alvear à la fin du XIXe, a des envies de Paris et des grands travaux menés par Haussmann.
Pourquoi ne pas devenir la ville lumière en Amérique du sud et rivaliser avec l’Opéra Garnier (ou la Scala de Milan). 2 architectes italiens vont se succéder au début des travaux mails ils meurent tous les 2 et on dit que le projet est maudit.
Alors la ville désigne l’architecte belge Jules Dormal, inspiré par l’académisme français. Sa réalisation en sera marquée par des touches d’art nouveau, après « l’italianisation », notamment de la Renaissance, insufflée par Meano.
L’Italie est également présente dans les bas et hauts reliefs et les bustes de compositeurs. Mais c’est le Français Marcel Jambon, auteur de très nombreux décors de l’Opéra de Paris, de la Comédie française et d’une foule de théâtres parisiens, qui peint la coupole grâce à du marouflage.

Les projets de l’Opéra Garnier à Paris à gauche et du Théatre Colon de Buenos Aires à droite

L’Opéra Colon, une acoustique parfaite
L’ acoustique du Théâtre Colon vient de la combinaison parfaite des matériaux employés dans sa construction : les balcons aux trois premiers étages de la salle sont faits de bois et tissus tapissés qui absorbent les sons et les empêchent de « rebondir ».
En revanche, du quatrième niveau au plafond se trouvent des matériaux durs, comme du marbre et du bronze, qui produisent l’effet contraire, avec de l’écho. Cette combinaison de deux extrêmes aboutit à un point d’équilibre idéal.
Cet équilibre est aussi renforcé par le pin du Canada de la scène légèrement inclinée, et la forme en fer à cheval de la salle, qui permet une distribution uniforme du son pour l’ensemble des spectateurs.
En 1987, Luciano Pavarotti avait déjà déclaré à Buenos Aires :
Je vais vous dire quelque chose de terrible : cette salle est parfaite ! Terrible car si vous faites une erreur le public s’en rend compte tout de suite !

Une ballade sur les quais de Puerto Madero

Le pont de la femme à Puerto Madero
Censé représenté un couple dansant le tango et long de 160 mètres, il peut effectuer une rotation à 90 degrés pour laisser passer les bateaux.
Il est appelé le pont de la femme car toutes les rues de Puerto Madero portent les noms de femmes célèbres…Mais aussi peut-être fait-il référence » aux mères et aux grands-mères de la plaza de mayo ».
Les Mères de la place de Mai (en espagnol : Asociación Madres de Plaza de Mayo) est une association de mères argentines dont les enfants ont disparu, éliminés par la dictature militaire ( 1973-1985).
Le groupe des Grands-mères de la Place de Mai a également réussi à retrouver des enfants de femmes enlevées par la dictature alors qu’elles étaient enceintes.
Les jeunes femmes ont été assassinées peu après leur accouchement et leurs bébés ont été confiés à des couples de militaires pour qu’ils les élèvent comme les leurs.
Grace à leur ténacité depuis 45 ans, plus de 120 petits-enfants ont été retrouvés et elles continuent chaque jeudi à défiler sur la Plaza de Mayo pour témoigner et réclamer la poursuite des recherches.

les grands-mères de la Plaza de Mayo

Plaza Dorrego à San Telmo
Il y a toujours des danseurs de tango qui animent la Plaza Dorrego qui devient chaque dimanche le théâtre du Marché aux Antiquaires.


Le palais Barolo
Construit en 1923 sur l’Avenida de Mayo par l’Architecte Palanti sur demande de Barolo, un riche homme d’affaires italien qui voulut créer un palais en alégorie à la Divine Comédie de Dante Alighieri. L’édifice est construit dans le style Art Nouveau éclectique.
Il est composé de 3 parties correspondant à l’enfer, au purgatoire et au paradis. Tous les matériaux, les portes, les tuyaux, le granit des murs, le marbre des 1410 marches ont été importés d’Italie.
L’ensemble du Palais raconte dans ses moindres détails architecturaux l’oeuvre de Dante.
Il a sur sa cime un phare giratoire composé de 300.000 bougies visible depuis l’Uruguay qui a sur la Place de l’indépendance à Montevideo le palais Salvo frère jumeau du Palais Barolo. https://partirenuruguay.com/wp-content/uploads/2023/12/palacio-salvo-montevideu-marisali-creative-commons.webp
Les 2 palais ont été construits comme les 2 colonnes de soutien de la Constellation de la Croix du Sud qui est un élément de la Divine Comédie . Barolo et Palanti voulaient que les phares des 2 palais illuminent tout l’estuaire du Rio de la Plata.

Plaza Canning près de Ezeiza

C’est un Centre Commercial qui est comme une petite ville de toscane.

Plaza Canning, l’Italie à Buenos Aires
Découvrir des influences de pays asiatiques à Buenos Aires

L’église russe de San Telmo » Catedral de la santisima Trinidad »
Classée Monument Historique National elle est très belle avec ses coupoles bleu turquoise et se démarque du style de San Telmo.
Au milieu du 19ès des immigrants grecs moldaves et russes vinrent s’installer à Buenos Aires.
Lorsque cette communauté orthodoxe devient plus importante vers 1885-1886 elle demande à la Russie de lui édifier un temple pour réaliser ses cérémonies. En juin 1886, le Tsar Alejandro III ordonne la construction d’une église orthodoxe à Buenos Aires financée en grande partie sur ses propres deniers.

Les jardins japonnais
Construit en 1967 à l’occasion de la visite de l’empereur du Japon Akihito et de son épouse Michiko, c’est le plus grand jardin de style japonais hors du Japon.
On peut s’y promener au milieu des bonsaïs, des azalées, des kokedamas, et des orchidées .
Il dispose également d’un Chashitsu (salon de thé) orné d’éléments traditionnels importés du japon pour réaliser la cérémonie ancestrale japonnaise du thé .
Comme Chez Nous. l’Italie et la France à Buenos Aires
Nous avons eu un coup de cœur pour Colonia ou nous avons choisi de nous installer mais nous avons eu aussi un autre coup de cœur pour Buenos Aires qui est pourtant a priori bien différente de la petite ville uruguayenne.
Pourtant l’une comme l’autre nous font sentir « comme chez nous ».
Je suis belge, j’ai vécu 30 ans en France et 15 ans en Italie. Jan Piero, mon mari lui aussi a partagé sa vie entre la France et l’Italie. Et en nous installant ici dans cette région baignée par les eaux du Rio de la Plata nous retrouvons une population italienne plutôt du Nord de l’Italie en Uruguay et du sud de l’Italie à Buenos Aires.
L’architecture de Buenos Aires est largement inspirée par la France. A Colonia https://partirenuruguay.com/decouvrir-la-magie-de-colonia-del-sacramento/ aussi l’influence européenne est présente. Dans toutes les villes Uruguayennes les maisons de ville ressemblent aux maisons bourgeoises urbaines des années 30 avec leurs hauts plafonds, leurs portes de style et leurs moulures. Cet environnement familier agrémenté de l’ambiance sud-américaine cool, animée et festive nous convient parfaitement.

L’Avenida de Mayo
Au début du 19è l’Architecte Français Prospère Catelin est chargé par le Président Rivadavia de libérer Buenos Aires de son passé espagnol et lui donner une allure française .
Le Gouvernement Alvear rêve aussi de faire de Buenos Aires le nouveau Paris. Il missionne à la fin du 19è siècle des architectes français et italiens pour reconstruire l’ Avenida de Mayo ainsi que l’Avenida Alvear dans l’esprit des bâtiments créés par le Baron Haussmann à paris.
Le résultat a donné un style Eclectique avec un style français agrémenté de nombreuses touches de Renaissance Italienne. Ci-dessous l’Avenida de Mayo en 1910.


L’Athénéo un Opéra de plus de 1000 places transformé en Librairie
Construit en 1919 le Théatre Opéra est orné de fresques murales peintes par des artistes italiens. Il est ensuite transformé en Cinéma en 1929 puis en Librairie en l’an 2000.
Cette dernière a été classée comme la meilleure librairie mondiale par The Guardian et la plus belle librairie du monde par le National Géographic. Elle recoit plus de 1 million de visiteurs chaque année.

Pâtisserie française Gontran Cherrier à Palermo
Considéré comme le meilleur boulanger- pâtissier de France, son succès est mondial.
Septembre 2020, Buenos Aires Connect : Alors, qu’est-ce qui rend Gontran Cherrier spécial ? Ezequiel, le gérant de la boulangerie, nous dévoile son secret :
« Nous sommes les seuls à importer de la farine et du beurre directement de France, pour retrouver la saveur authentique de la baguette et du croissant français. Toutes nos machines proviennent de France. Nous avons même une recette de toasts au vrai foie gras importé de France, la marque Rougié ».
Les Français de Buenos Aires commencent déjà à trembler d’émotion.


La Résidencia Anchorena sur l’Avenida Alvear
Classée Monument Historique National elle a été construite par un architecte français Edouard Le Monnier en 1902. Elle fut utilisée en 1922 par Marcelo Torcuato de Alvear comme résidence présidentielle.
Le Café Tortoni
Sur l’Avenida de mayo, le Cafè Tortoni dont la construction s’est inspiré de son homonyme parisien a été classé Monument Historique et est considéré comme l’un des 10 plus beaux cafés du monde.



Le Cimetière de Recoleta
En nous promenant à Buenos Aires nous avons l’impression de voyager à travers l’Europe.
Par exemple « El Cementario » de Recoleta construit en 1822 nous rappelle le cimetière du Père Lachaise à Paris avec ses mausolées et ses sculptures. Ci-dessous la tombe d’Eva Peron.


Le Palais des Postes ( Correo)
Le Palais des Postes (Correo), gigantesque bâtiment dessiné par l’architecte français Norbert Maillard, inauguré en 1928 et très récemment reconverti en un centre culturel.
Découvrir la transformation de Buenos Aires en ville verte
Ces dernières années, la ville a porté une attention grandissante sur des projets de développement durable. Elle désire améliorer la qualité de vie aussi bien pour ses résidents que pour ses visiteurs.
En 2014, le Plan Vert de Buenos Aires s’est engagé à aménager 78 nouvelles places et à agrandir 30 déjà existantes, ainsi qu’à construire 12 grands parcs et de nombreuses terrasses vertes.
Des toits végétalisés ont également été mis en place, des ampoules LED ont essaimé les éclairages publics, des systèmes de récupération des eaux de pluie ont été installés, arbres et plantes ont été protégés, les espaces verts existants ont été agrandis.
En 2011 la Réserve écologique de Puerto Madero s’est ouverte et de nombreux projets d’espaces verts de grande envergure sont en cours de réalisation comme la prolongation du Paseo BA Costa qui permettra de se promener le long du Rio de la Plata sur 25 kms

La carte du futur Paseo BA Costa

Le Paseo BA Costa
La Réserve Ecologique Costa Nera Sud de Puerto Madero
350 ha au bord du Rio de la Plata juste à coté de Puerto Madero.


Plusieurs heures de promenade sur les sentiers de la Réserve Ecologique Costa Nera Sud

Vue sur le Rio de la Plata à partir des berges de la La Réserve Ecologique Costa Nera Sud

Les maisons ont toutes leur ponton privé sur les canaux du Delta du Rio de la Plata à Tigre

Les canaux du Delta du Rio de la Plata à Tigre

Au cours d’une ballade en bateau, découvrir les villas romantiques sur les rives du Rio de la Plata à Tigre ( 33 kms de Buenos Aires).

Los Bosques de Palermo
370 ha d’espaces verts et 4 lacs, de belles ballades chargées d’oxygène en perspective

Le jardin Botanique à Palermo
Créé par Thays un paysagiste français, ce parc magnifique de 6 ha abrite 6000 espèces de plantes provenant du monde entier